Une nouvelle année démarre et des échéances se rapprochent : Plus que 3 ans pour atteindre les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) fixés pour 2015 par les Nations Unies en septembre 2000. Parmi ces enjeux : réduire de moitié la population souffrant de la faimdans le monde et la part de population vivant avec moins de 1,25$ par jour dans les pays en développement.
A ce jour, le bilan contrasté reste décevant.
Pourtant, les effets d’annonce de la présidence française du G20, affirmant vouloir faire de la sécurité alimentaire une priorité, étaient encourageants ; pour la première fois, en juin 2011, les ministres de l’agriculture du G20 s’étaient même concertés afin de concevoir un plan d’action visant à répondre à l’urgence alimentaire et agricole des pays les plus vulnérables.
Malgré ces intentions, comment se satisfaire de la déclaration finale du sommet du G20 à Cannes en novembre qui relègue une fois de plus la problématique de la faim dans le monde loin derrière la crise financière et les menaces de récession ?
Les perspectives des populations du Sud dépourvues de moyens pour subvenir à leurs besoins alimentaires les plus élémentaires sont alarmantes. Il est primordial d’agir concrètement en protégeant les plus pauvres de la volatilité des prix des matières premières et en investissant pour renforcer la productivité des petits paysans qui cherchent à répondre à leurs besoins localement et à faire face aux produits importés.
Relever le défi de nourrir 7 milliards de personnes aujourd’hui, et 9 milliards en 2050, ne sera possible qu’avec un renforcement de l’Aide Publique au Développement mais aussi avec une mobilisation citoyenne.
En attendant un appui des institutions publiques, nous sommes déterminés à agir sans attendre une crise alimentaire. Nous continuons à nous mobiliser sur le terrain en privilégiant sans cesse la qualité de nos programmes et notre coopération avec les populations dans le respect de leur dignité et de leur culture.
A l’heure où l’actualité focalise sur la crise européenne et où les média annoncent pire pour demain, ne perdons pas espoir.
Merci, de continuer à démontrer avec nous combien l’agriculture familiale contribue à créer des ressources alimentaires, des emplois durables et un développement local quand elle est accompagnée avec rigueur et pragmatisme.



Piégé au centre de l’Afrique de l’Ouest entre l’analphabétisme, les insuffisances hydriques et une démographique galopante, le 


