14/05/2012

Aux côtés des familles du Sahel

De nombreuses organisations de solidarité internationale ont tiré la sonnette d’alarme dès décembre 2011 pour alerter l’opinion publique sur les risques d’une crise alimentaire qui pourrait toucher de 10 à 23 millions de personnes de la zone sahélienne. Ces craintes se sont vues confirmées par les gouvernements des cinq pays les plus concernés (Niger, Tchad, Burkina Faso, Mali et Mauritanie) qui ont été contraints de déclarer l'état d'urgence et de lancer un appel à l'aide internationale.

Sans avoir la prétention de pouvoir empêcher cette crise, Elevages sans frontières se doit de comprendre les raisons d’une telle situation et d'agir en conséquence dans le seul pays concerné où l’association est  investie depuis 2005 : le Burkina Faso.

Sahel, crise alimentaire, élevage, poule, Piégé au centre de l’Afrique de l’Ouest entre l’analphabétisme, les insuffisances hydriques et une démographique galopante, le Burkina Faso se classe parmi les pays les plus pauvres de la planète.  Plus de 80% de ses 17 millions d’habitants vivent de l’agriculture et de l’élevage sans pouvoir lutter contre l’insécurité alimentaire faute de soutien technique et de capacités d’investissement.

En 2011, les variations pluviométriques particulièrement importantes menacent d’affamer des populations entières ainsi que leurs cheptels. Initialement circonscrite dans certaines régions, l’insécurité alimentaire a récemment connu un rebond déconcertant suite à l’immigration massive de refugiés fuyant le conflit armé dans le nord du Mali ; leur arrivée a accentué les besoins alimentaires de base de toute la population.

En dépit des efforts du Gouvernement burkinabé face à cette situation,  la production vivrière reste déficiente ; l’insécurité alimentaire qui en résulte précarise la vie de millions de ménages tout en compliquant la gouvernance du développement national.

Dans ce contexte et en concertation avec ASUDEC, notre partenaire local au Burkina Faso depuis sept ans, nous espérons démultiplier les projets. L'enjeu est de favoriser des solutions adaptées et durables afin d’aider les populations à juguler les effets néfastes des intempéries climatiques.

Selon le précepte « mieux vaut prévenir que guérir », c’est en ce sens que nous lancerons en mai une opération spéciale d’appel à la générosité destinée à promouvoir non seulement le développement de l’élevage familial, mais aussi un accès au microcrédit à court terme et une campagne de reboisement.

N’attendons pas de décompter les victimes par milliers pour renforcer notre appui aux côtés des familles rurales.

Plus d'infos sur http://merespoules.elevagessansfrontieres.org

par Christophe Nivoix, Directeur d'Elevages sans frontières

16:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | |

03/02/2012

Objectifs du Millénaire pour le Développement

 

OMD_affiche.jpgUne nouvelle année démarre et des échéances se rapprochent : Plus que 3 ans pour atteindre les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) fixés pour 2015 par les Nations Unies en septembre 2000. Parmi ces enjeux : réduire de moitié la population souffrant de la faimdans le monde et la part de population vivant avec moins de 1,25$ par jour dans les pays en développement.

A ce jour, le bilan contrasté reste décevant.

Pourtant, les effets d’annonce de la présidence française du G20, affirmant  vouloir faire de la sécurité alimentaire une priorité, étaient encourageants ; pour la première fois, en juin 2011, les ministres de l’agriculture du G20 s’étaient même concertés afin de concevoir un plan d’action visant à répondre à l’urgence alimentaire et agricole des pays les plus vulnérables.

Malgré ces intentions, comment se satisfaire de la déclaration finale du sommet du G20 à Cannes en novembre qui relègue une fois de plus la problématique de la faim dans le monde loin derrière la crise financière et les menaces de récession ?

Les perspectives des populations du Sud dépourvues de moyens pour subvenir à leurs besoins alimentaires les plus élémentaires sont alarmantes. Il est primordial d’agir concrètement en protégeant les plus pauvres de la volatilité des prix des matières premières et en investissant pour renforcer la productivité des petits paysans qui cherchent à répondre à leurs besoins localement et à faire face aux produits importés.

Relever le défi de nourrir 7 milliards de personnes aujourd’hui, et 9 milliards en 2050, ne sera possible qu’avec un renforcement de l’Aide Publique au Développement mais aussi avec une mobilisation citoyenne.

sablier.jpgEn attendant un appui des institutions publiques, nous sommes déterminés à agir sans attendre une crise alimentaire. Nous continuons à nous mobiliser sur le terrain en privilégiant sans cesse la qualité de nos programmes et notre coopération avec les populations dans le respect de leur dignité et de leur culture.

A l’heure où l’actualité focalise sur la crise européenne et où les média annoncent pire pour demain, ne perdons pas espoir.

Merci, de continuer à démontrer avec nous combien l’agriculture familiale contribue à créer des ressources alimentaires, des emplois durables et un développement local quand elle est accompagnée avec rigueur et pragmatisme.

Pour aller plus loin : www.huitfoisoui.fr

10:35 | Lien permanent | Commentaires (0) | |

23/11/2011

Pour un modèle agricole équitable et durable

 

A l’heure où les média dressent le bilan du G20 de Cannes, les associations militantes, proches d’Elevages sans frontières, tirent la sonnette d’alarme :

Si le sommet a privilégié les mesures d'austérité face aux besoins de régulation des marchés, il a obtenu de bien timides avancées, peu contraignantes, face à l’urgence alimentaire et agricole des pays pauvres.

G20

 

Pour le Bénin, cette absence de mesures laisse libre cours aux pratiques alarmantes et empèche tout développement de la population rurale, soit 70% du pays :

- Poursuite des cultures intensives destinées à l’exportation
- Accaparement de millions d’hectares par des investisseurs étrangers
- Surexploitation des forêts et des rivières

 

Projet d'élevage au Bénin

Pourtant, des milliers de petits exploitants contribuent à créer richesses alimentaires, emplois durables et développement de leur pays.

C'est pourquoi il est urgent aujourd'hui que chacun agisse à son niveau.

Notre campagne « Une Arche de Noël pour le Bénin » tente d'apporter une réponse concrète à un modèle agricole durable et équitable :

- Améliorer la ration et la diversité alimentaire des familles
- Générer des revenus par la vente de produits sur les marchés
- Renforcer le lien social et la transmission des savoirs

En Savoir Plus - sur www.elevagessansfrontieres.org

14:58 | Lien permanent | Commentaires (0) | |